Histoire de la Thaïlande

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Temple Wat Nakhon Luang à Ayutthaya

Contrairement à de nombreux pays limitrophes, la Thaïlande est l’un des rares territoires asiatiques à ne jamais avoir été colonisé dans son histoire. Disposant d’une superficie d’environ 515 000 km2 pour une population de 69 millions d’habitants, le pays est aujourd’hui bordé par le Laos au nord et à l’est, la Birmanie à l’ouest et au nord, mais également par le Cambodge et la Malaisie au sud.

La Thaïlande a longtemps été connue sous le nom de Royaume de Siam, avant que l’Assemblée constituante change son nom en juillet 1948 pour celui de l’ethnie dominante, les thaïs. Ces derniers représentent aujourd’hui environ 80 % de la population totale du pays, qui compte également des minorités khmers, malaises et chinoises. Si plus de 90 % des autochtones se réclament d’un courant spécifique du bouddhisme,  la tradition du « petit véhicule », il n’est pas rare de rencontrer à travers le territoire des adeptes de l’islam, du christianisme, du chamanisme et de l’hindouisme.

La Thaïlande à la préhistoire

C’est dans la province de Lampang que les premiers vestiges humains du territoire actuel de la Thaïlande ont été retrouvés. Il s’agit de galets aménagés attribuables à Homo Erectus et datant d’il y a environ 70 000 ans. L’occupation humaine est attestée dès l’âge de bronze. Classé Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, le site archéologique de Ban Chiang témoigne de l’existence d’une société organisée, comme vient le prouver la présence de nombreux outils, poteries et sépultures.

Site archéologique de Ban Chiang

©Chisanu Liengpan

Le royaume thaï de Sukhothaï

Alors que les Khmers contrôlaient une grande partie de la péninsule depuis le IXe siècle, les premières populations thaïs commencèrent à migrer dans le sud du territoire, au nord des monts Dangrek. Durant les siècles suivants, elles devinrent l’élément ethnique dominant de la région. Au milieu de XIIIe siècle, le clan thaï de Sukhothaï s’affranchit définitivement de la tutelle des Khmers et élit son propre roi. Une inscription datée de 1292 fait mention du roi Ramkhamhaeng, connu en occident sous le nom de « Rama le Hardi ». Les Thaïs considèrent cette date comme l’acte de naissance de leur patrie. Le pouvoir Sukhothaï ne tarda cependant pas à s’affaiblir. Environ 100 ans plus tard, la suzeraineté locale tomba aux mains du royaume d’Ayutthaya, maître de la Thaïlande méridionale et centrale jusqu’en 1767.

Site historique Sukhothaï

©bellito10

La brève tutelle birmane

À la fin du XVIIIe siècle, le royaume d’Ayutthaya est vaincu par les armées birmanes et sa capitale détruite. Un chef de guerre, Phya Taksin, parvint cependant à s’enfuir puis à réunifier le territoire quelques années plus tard. En 1769, sous l’action du nouveau roi, une nouvelle capitale est fondée. Nous la connaissons aujourd’hui sous le nom de Bangkok. Quand Phya Taksinl est assassiné en 1782, le général Chao Phya Chakri, fonde la dynastie des Chakri. C’est elle qui est encore au pouvoir aujourd’hui.

Dynastie Chakri

©Balazs

L’histoire de la Thaïlande depuis le XIXe siècle

Connus pour leurs qualités de stratèges militaires et grands réformateurs, les rois Rama Ier, Rama II et Rama III étendent le territoire du Siam jusqu’au Vietnam et à la Malaisie. Tout au long de XIXe siècle, différents accords commerciaux permettent de rapprocher le royaume des puissances occidentales, ce qui explique pourquoi le Siam est le seul pays d’Asie du Sud-Est à avoir échappé à la colonisation.

À l’aube de la 2nde Guerre Mondiale, les difficultés économiques rencontrées par le roi Rama VII engendrent un coup d’État. La monarchie absolue se transforme alors en monarchie constitutionnelle. En  1939, Phibun change le nom du pays, qui de Siam devient Prathet Thai, « pays des Thaï » ou Thaïlande.

Triangle d'or, Thaïlande

©Kobchai M

 

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